Combinaison alimentaire !

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Il y a plus de 25 ans maintenant, Montignac démocratisait le concept nutritionnel des combinaisons alimentaires jusque-là associé à quelques régimes nutritionnels naturistes tels que prônés par Ann Wigmore, Shelton et bien d’autres. Depuis, cette frénésie ne s’est jamais démentie et plusieurs gurus, qualifiés ou non, nous inondent de leurs préceptes et théories. Tous affirment détenir la réponse universelle à nos maux digestifs et sur notre santé en général.

Est-ce que je crois en une seule et unique formule commune à tous? Non.
Pourquoi? Parce qu’il faut tenir compte de la biochimie individuelle.
Au même titre que nos empreintes digitales et rétiniennes sont uniques, notre biochimie interne l’est tout autant.

À titre d’exemple, saviez-vous que pour certains, manger une pomme leur coupe l’appétit? Tandis que pour d’autres, cette même pomme le leur ouvre.
Comment est-ce possible? La réponse est que ça dépend de notre métabolisme, de notre biochimie. Donc, ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.

Par contre s’il y a une chose d’universelle, c’est la manière dont les sucs digestifs sont sécrétés selon ce que nous ingérons. Voici un résumé de ce processus commun à tous:

  • l’acide chlorhydrique (HCL) de notre estomac va «fragmenter»  notre bol alimentaire, et  jouer un rôle d’antiseptique pour tuer les bactéries que l’on a avalées en même temps que la nourriture. Cette acidité permet aussi l’activation des enzymes digestives.
  • par la suite, la bile émulsionne les graisses.
  • le suc pancréatique continue la digestion. Ce dernier contient trois enzymes :
    • la protéase (enzyme attaquant les protéines),
    • la lipase (enzyme attaquant les lipides) et
    • l’amylase (ou sucrase) (enzymes attaquant amidon et sucre lent)

Maintenant, à travers le temps et les théories de tout poil, quelques grandes lignes sur l’application des combinaisons alimentaires se sont tout de même recoupées et démarquées, et ont fait leurs preuves.

Ci-dessous, vous en trouverez quelques-unes de base. Elles vous seront bénéfiques, quel que soit votre fonctionnement biochimique individuel, parce que uniquement basées sur les mécanismes digestifs.

Elles portent sur les problématiques les plus souvent vécues lors de la transition vers une alimentation saine qu’elle soit crue, végéta-R-L-ienne ou omnivore.

Mais avant de passer à l’action…

  • Restez simple. Commencez par intégrer petit à petit quelques recommandations.
  • La recherche a démontré qu’il nous fallait 21 jours pour créer une nouvelle habitude au sein de notre routine quotidienne. Autrement dit, si vous répétez tous les jours pendant au moins 21 jours une même action, votre subconscient va en faire une habitude.
  • Donc, prenez le temps de prendre le temps. La route vers l’alimentation saine est un travail en progression constante.

1. Les fruits.
Mangez les melons seuls. Attendez au moins ½ heure avant d’ingérer d’autres aliments.

Mangez les fruits AVANT votre repas.

Ne mangez que de la verdure (feuillages) avec les fruits sauf les melons. Pas de brocoli ou de choux même s’ils sont verts.

2. Les aliments concentrés.
Consommez un seul aliment concentré à la fois, par repas. Autrement dit, vous avez le choix entre une seule de ces catégories à chaque repas soit : les noix, les fruits séchés, les germinations ou encore les avocats.

3. Les desserts.
Vous avez la dent sucrée? Attendez au moins 1 à 2 heures APRÈS un repas, dépendamment de votre rapidité de digestion, avant de prendre un dessert.

4. La faim des émotions.
Ne mangez QUE quand vous avez VRAIMENT faim! Si vous mangez en réaction à une situation émotionnelle, qu’elle soit agréable, ennuyante ou stressante, vous vous coupez de votre ressenti physiologique de faim réelle.

Manger pour se réconforter vient de la connexion profonde entre la nourriture et la sensation de bien-être qu’elle apporte. Dès la naissance, la nourriture est associée au plaisir et à l’affection maternelle. Par la suite, manger accompagne les événements forts en émotions de notre vie, heureux comme malheureux (réunion familiale, mariage, peine d’amour…).

De plus, il est à noter que la conséquence la plus fréquente à ces écarts est, la culpabilité.

La culpabilité est un des pires poisons de la psyché, et mène droit à un cul-de-sac psychologique. Halte ! Demi-tour immédiat.

Affranchissez-vous de vos fausses envies et désirs.

Regagnez de ce fait le pouvoir et la liberté sur vous-même. Assumez-vous.

Tout ceci fait partie intégrante d’une démarche vers une relation saine, consciente et épanouie entre vous et la nourriture.

Voici quelques questions qui peuvent vous mettre sur la piste :

  • l’heure à la quelle vous avez ressenti la fringale
  • l’endroit où vous étiez
  • avec qui étiez-vous?
  • l’émotion du moment (de quoi aviez-vous vraiment faim?)
  • l’événement qui a provoqué cette faim
  • aliments consommés
  • l’émotion ressentie après avoir mangé sans faim?
  • qu’auriez-vous pu faire au lieu de manger?

Prenez le temps de répondre honnêtement, sans rien vous cacher ni vous juger, après tout il s’agit de votre bien-être, et vous pourrez ainsi faire le lien entre vos fringales et émotions qui y sont associées.

Je vous conseille d’avoir à portée de main un cahier sur lequel vous pourrez inscrire vos réflexions.

Vous affronterez ainsi les vraies choses plutôt que de les contourner par la nourriture. Votre estime de soi grandira.

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