L’indifférence…….

imp

« L’indifférence nous réduit peu à peu à l’état de machines ambulantes. Elle nous fait devenir inhumains. Descartes avait tord, ce ne sont pas les animaux qui sont des machines évoluées, mais bien l’espèce humaine.
Par pur mécanisme et parce que on lui a dit de le faire, la race humaine commet des crimes abominables chaque jour.
Elle considère ces crimes comme un mal nécessaire, mais ne cherche pas à les empêcher.
Elle se croit maître de ses actes mais est en fait corrompue par le système tout entier.

Il est temps que les gens prennent conscience de cette abomination,
Temps que les gens apprennent à penser par eux-mêmes et se détachent de l’opinion commune pourtant si ignorante,
Temps que l’obscurantisme soit remplacé par la vérité et la volonté d’accéder à la connaissance,
Temps que l’on répare les erreurs du passé,
Temps que le mot « humain » cesse d’être souillé par tant de haine et de violence, à croire que le mot humanité à été inventé pour que les Hommes croient qu’ils en sont dotés.

Ne soyez pas indifférent à la cruauté, à l’injustice, et à toute forme de violence. Soyez courageux et Osez accepter l’inacceptable,
Osez accepter ce que la société nous a pendant si longtemps caché, Osez vous rebeller contre ces pratiques considérées comme normales.
Osez être compatissant: osez être humain.
Car ce n’est pas à cause de l’ignorance que la compassion des hommes s’éteindra, mais à cause de l’indifférence générale.
Où est passée cette humanité qui pendant tant de temps nous a été vantée ?
L’égoïsme, l’égocentrisme, la haine, la violence et la cupidité se sont emparés de nos corps. L’éducation dès le plus jeune âge rejette la différence et nous enseigne une façon commune de penser, elle nous apprend à nous soumettre,
Devant une société capitaliste qui creuse l’écart entre les classes sociales, devant une société où les mots égalité et liberté n’en ont plus le sens,
Devant cette soi disant justice qui tente inlassablement de nous dicter nos vies, qui nous fait tolérer l’intolérable et nous enseigne la moquerie, la vanité et l’indifférence,
Devant ces lois qui jour après jour nous font croire que nous sommes dans une justice éthique.
Nous nous croyons emprisonnés mais nous refusons juste d’avancer. Sénèque déclara : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Nous voyons la nécessité là où elle n’est pas et nous nous cachons dernières des excuses pour éviter d’assumer nos actes.
Nous croyons ce que nous voulons entendre pour ne pas changer.
Ouvrons les yeux.
La science avance mais le respect recule. Cessons d’oublier ce que nous ne voulons pas accepter.
La société et le système tout entier ne font que nous duper, et nous nous laissons mener et diriger par des gens cupides. Rappelez-vous: « le monde n’est pas rempli de tyrans mais d’esclaves qui obéissent à ces tyrans ».
Depuis longtemps, on vous a fait croire que le peuple n’avait pas de pouvoir, et vous y avez cru… Vous avez abandonné l’idée qu’un jour un monde meilleur puisse renaître sur cette Terre. Et les victimes en paient le prix chaque seconde. Ne perdez pas à l’esprit qu’aucune armée ne peut vaincre une idée, et que comme Einstein le disait: « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».

L’Homme écrase les plus faibles, il les exploite et les torture sans aucun remord.
Nous nous vantons toujours de cette soi-disant « intelligence supérieure » que nous avons inventée et définie afin que nous puissions nous proclamer les plus intelligents, mais ne devrions-nous pas alors aider les plus faibles au lieu de les exploiter, de se moquer d’eux et de les laisser dans cette souffrance omniprésente ?
D’après Aristote: « les bonnes choses de la vie sont la récompense de ceux qui agissent. » Penser qu’une pratique est cruelle ne fera pas évoluer le monde, seuls les actes ont des conséquences.

Sous prétexte d’un besoin économique, nous détruisons la planète, les êtres vivants qui la peuplent et notre humanité. Un Amérindien a un jour déclaré: « quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. »
Il est temps de revoir nos priorités et de cesser de nous comporter comme un parasite pour la planète, cesser de tout détruire sur notre passage et de nous approprier ce qui ne peut pas être possédé.

La soif de pouvoir, de supériorité et les désirs n’ont fait qu’augmenter la haine chez les Hommes. Ils se créent des besoins qui n’en sont pas, et des problèmes qui sont générés par ces désirs – son insatisfaction est perpétuelle.
Il se plaint sans cesse d’être malheureux mais ne cherche pas à être heureux: il cherche son bonheur dans le matérialisme et le consumérisme alors que le bonheur est déjà accessible autour de lui.
Il veut répandre le bien autour de lui mais ne s’en donne pas les moyens. Il essaye de se convaincre que le destin est une fatalité mais il détourne les yeux devant l’injustice.
L’injustice est partout. Mais ce n’est pas parce qu’elle est de nos jours acceptée qu’elle est acceptable. Battons-nous pour qu’elle cesse! Ne détournez pas votre regard devant une quelconque souffrance, abolissez-la.

On réalise souvent à quel point notre monde va mal quand on essaye d’aider les victimes de cet égoïsme omniprésent mais que l’on se sent bien seul et que l’espoir s’évanouit peu à peu…

Pendant que vous vous acharnez à me traiter d’extrémiste, moi j’agis. »

Un texte absolument magnifique et poignant, de la sage et belle @Anne-Sophie Heintz : https://www.facebook.com/annesophie.heintz